fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Céline, Voyage au bout de la nuit, explicit | Commentaires composés | Céline | roman

Commande Suspendue
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

Fiche
Méthodologie
Méthodologie
Oral
Retour
liste
Commentaires composés | Céline | roman

Céline, Voyage au bout de la nuit, explicit
Il nous rabâchait les circonstances, Gustave, c’était pas ça pourtant qui était important...

 Il nous rabâchait les circonstances, Gustave, c’était pas ça pourtant qui était important ; on se reperdait déjà dans les mots. Et puis, comme il était soûl, il recommençait. Seulement là vraiment il n’avait plus rien à dire, rien. Je l’aurais bien écouté quand même encore un peu, tout doucement, comme un sommeil, mais alors, voilà les autres qui le contestent et ça le met fort en colère.
De fureur, il s’en va cogner un grand coup dans le petit poêle. Tout s’écroule, tout se renverse : le tuyau, la grille et les charbons en flammes. Il était costaud, Mandamour, comme quatre.
Il s’est mis, en plus, à vouloir nous montrer la véritable danse du Feu ! Enlever ses chaussures et bondir en plein dans les tisons.
Avec le patron, ils avaient eu ensemble une histoire de « machine à sous » pas poinçonnée… C’était un sournois, Vaudescal ; il fallait se méfier, avec des chemises toujours bien trop propres pour qu’il soye tout à fait honnête. Un rancunier et un mouchard. Y en a plein les quais.
Parapine s’est douté qu’il le cherchait Mandamour, pour le faire révoquer, profitant qu’il avait bu.
Il l’a empêché, lui, de la faire, sa danse du Feu et il lui a fait honte. On l’a repoussé Mandamour tout au bout de la table. Il s’est écroulé là, finalement, bien sage, parmi les soupirs énormes et les odeurs. Il a dormi.
De loin, le remorqueur a sifflé ; son appel a passé le pont, encore une arche, une autre, l’écluse, un autre pont, loin, plus loin … Il appelait vers lui toutes les péniches du fleuve, toutes, et la ville entière, et le ciel et la campagne et nous, tout qu’il emmenait, la Seine, aussi, tout, qu’on en parle plus.