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SUJET : Zola, L’Assommoir, chapitre 1, L'hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle... | Commentaires composés | Zola | Roman - cycle des Rougon-Macquart

Commentaires composés | Zola | Roman - cycle des Rougon-Macquart

Zola, L’Assommoir, chapitre 1, L'hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle...

Zola, L’Assommoir, chapitre 1 – L’hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle, à gauche de la barrière Poissonnière…

 

L’hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle, à gauche de la barrière Poissonnière. C’était une masure de deux étages, peinte en rouge lie de vin jusqu’au second, avec des persiennes pourries par la pluie. Au-dessus d’une lanterne aux vitres étoilées, on parvenait à lire, entre les deux fenêtres : Hôtel Boncœur, tenu par Marsoullier, en grandes lettres jaunes, dont la moisissure du plâtre avait emporté des morceaux. Gervaise, que la lanterne gênait, se haussait, son mouchoir sur les lèvres. Elle regardait à droite, du côté du boulevard de Rochechouart, où des groupes de bouchers, devant les abattoirs, stationnaient en tabliers sanglants ; et le vent frais apportait une puanteur par moments, une odeur fauve de bêtes massacrées. Elle regardait à gauche, enfilant un long ruban d’avenue, s’arrêtant, presque en face d’elle, à la masse blanche de l’hôpital de Lariboisière, alors en construction. Lentement, d’un bout à l’autre de l’horizon, elle suivait le mur de l’octroi, derrière lequel, la nuit, elle entendait parfois des cris d’assassinés ; et elle fouillait les angles écartés, les coins sombres, noirs d’humidité et d’ordure, avec la peur d’y découvrir le corps de Lantier, le ventre troué de coups de couteau. Quand elle levait les yeux, au-delà de cette muraille grise et interminable qui entourait la ville d’une bande de désert, elle apercevait une grande lueur, une poussière de soleil, pleine déjà du grondement matinal de Paris. Mais c’était toujours à la barrière Poissonnière qu’elle revenait, le cou tendu, s’étourdissant à voir couler, entre les deux pavillons trapus de l’octroi, le flot ininterrompu d’hommes, de bêtes, de charrettes, qui descendait des hauteurs de Montmartre et de la Chapelle. Il y avait là un piétinement de troupeau, une foule que de brusques arrêts étalaient en mares sur la chaussée, un défilé sans fin d’ouvriers allant au travail, leurs outils sur le dos, leur pain sous le bras ; et la cohue s’engouffrait dans Paris où elle se noyait, continuellement. Lorsque Gervaise, parmi tout ce monde, croyait reconnaître Lantier, elle se penchait davantage, au risque de tomber ; puis, elle appuyait plus fortement son mouchoir sur la bouche, comme pour renfoncer sa douleur.

 

 Extrait du corrigé :

Émile Zola (1840-1902) : journaliste, écrivain, considéré comme le chef de file du naturalisme et auteur du fameux cycle des Rougon-Macquart, Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Grand projet regroupant vingt romans, « Les Rougon-Macquart personnifieront l’époque, l’Empire lui-même ».

 

L’Assommoir : septième volume de la série Les Rougon-Macquart, paru d’abord en feuilleton dans le Bien public puis la République des Lettres, il est publié en volumes en 1877.

Il décrit le monde des petites gens de Paris et montre les malheurs causés par l’alcoolisme.

Le très grand succès de ce « roman du peuple » permet à Zola d’acheter sa maison de Médan et en fait le héraut du naturalisme.

 

Extrait étudié : nous sommes au début du roman, dans le chapitre 1.

Il s’agit encore de l’ incipit > début d’un roman.

L’incipit doit : définir le genre (roman, roman épistolaire…) et les choix de narration (différents registres…) ; répondre aux questions : qui ? où ? comment ? quand ? ; intéresser, évoquer l’intrigue à venir / plaire au lecteur, lui donner envie de continuer sa lecture.

 

Extrait étudié : comment Zola peint-il le lieu de l’action de son roman ?

 

I- Le quartier de la Chapelle

            A- Peinture réaliste

• Montrez que ce roman s’ancre tout de suite dans une veine réaliste.

Cf. « sur le boulevard de la Chapelle » ; « gauche de la barrière Poissonnière » ; « l’hôpital de Lariboisière » ; « Paris » ; « barrière Poissonnière » ; « des hauteurs de Montmartre et de la Chapelle »…> Précis.

Le romancier ancre son roman dans un quartier de Paris.

Plus précisément le quartier de la Chapelle, au nord de Paris, quartier populaire.

• Montrez que le lieu est vu par Gervaise.