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SUJET : Agrippa d'Aubigné, Les Tragiques, VII - Voici le grand héraut d’une étrange nouvelle... | Commentaires composés | Agrippa d'Aubigné | Poésie

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Commentaires composés | Agrippa d'Aubigné | Poésie

Agrippa d'Aubigné, Les Tragiques, VII - Voici le grand héraut d’une étrange nouvelle...

 Voici le grand héraut d’une étrange nouvelle, 

Le messager de mort, mais de mort éternelle ; 
Qui se cache ? qui fuit devant les yeux de Dieu ? 
Vous, Caïns fugitifs, où trouverez-vous lieu ? 
Quand vous auriez les vents collés sous vos aisselles 
Ou quand l’aube du jour vous prêterait ses ailes, 
Les monts vous ouvriraient le plus profond rocher, 
Quand la nuit tâcherait en sa nuit vous cacher, 
Vous enceindre la mer, vous enlever la nue, 
Vous ne fuirez de Dieu ni le doigt ni la vue.

Or voici les lions de torches acculés, 
Les ours à nez percés, les loups emmuselés : 
Tout s’élève contre eux : les beautés de Nature, 
Que leur rage troubla de venin et d’ordure, 
Se confrontent en mire et se lèvent contre eux. 
« Pourquoi, dira le Feu, avez-vous de mes feux, 
Qui n’étaient ordonnés qu’à l’usage de vie, 
Fait des bourreaux, valets de votre tyrannie ? » 
L’air encore une fois contre eux se troublera, 
Justice au juge saint, trouble, demandera, 
Disant : « Pourquoi, tyrans et furieuses bestes, 
M’empoisonnâtes-vous de charognes, de pestes, 
Des corps de vos meurtris ? » — « Pourquoi, diront les eaux,
Changeâtes-vous en sang l’argent de nos ruisseaux ? » 
Les monts, qui ont ridé le front à vos supplices : 
« Pourquoi nous avez-vous rendu vos précipices ? 
— Pourquoi nous avez-vous, diront les arbres, faits 
D’arbres délicieux, exécrables gibets ? »