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SUJET : Marivaux, Le Jeu de l'amour et du hasard, acte I, scène 7. | Commentaires composés | Marivaux | Théâtre

Commentaires composés | Marivaux | Théâtre

Marivaux, Le Jeu de l'amour et du hasard, acte I, scène 7.

 Dorante, Silvia, Arlequin

 

Arlequin.

Ah, te voilà, Bourguignon ; mon porte-manteau et toi, avez-vous été bien reçus ici ?

 

Dorante.

Il n’était pas possible qu’on nous reçût mal, Monsieur.

 

Arlequin.

Un Domestique là-bas m’a dit d’entrer ici, et qu’on allait avertir mon beau-père qui était avec ma femme. 

 

Silvia.

Vous voulez dire Monsieur Orgon et sa fille, sans doute, Monsieur ?

 

Arlequin.

Eh oui, mon beau-père et ma femme, autant vaut ; je viens pour épouser, et ils m’attendent pour être mariés, cela est convenu, il ne manque plus que la cérémonie, qui est une bagatelle.

 

Silvia.

C’est une bagatelle qui vaut bien la peine qu’on y pense.

 

Arlequin.

Oui, mais quand on y a pensé on n’y pense plus.

 

Silviabas à Dorante.

Bourguignon, on est homme de mérite à bon marché chez vous, ce me semble ?

 

Arlequin.

Que dites-vous là à mon valet, la belle ?

 

Silvia.

Rien, je lui dis seulement, que je vais faire descendre Monsieur Orgon.

 

Arlequin.

Et pourquoi ne pas dire mon beau-père, comme moi ?

 

Silvia.

C’est qu’il ne l’est pas encore.

 

Dorante.

Elle a raison, Monsieur, le mariage n’est pas fait.

 

Arlequin.

Eh bien, me voilà pour le faire.

 

Dorante.

Attendez donc qu’il soit fait. 

 

Arlequin.

Pardi, voilà bien des façons pour un beau-père de la veille ou du lendemain.

 

Silvia.

En effet, quelle si grande différence y a-t-il entre être mariée ou ne l’être pas ? Oui, Monsieur, nous avons tort, et je cours informer votre beau-père de votre arrivée.

 

Arlequin.

Et ma femme aussi, je vous prie ; mais avant que de partir, dites-moi une chose, vous qui êtes si jolie, n’êtes-vous pas la soubrette de l’hôtel ?

 

Silvia.

Vous l’avez dit.

 

Arlequin.

C’est fort bien fait, je m’en réjouis : croyez-vous que je plaise ici, comment me trouvez- vous ?

 

Silvia.

Je vous trouve… plaisant.

 

Arlequin.

Bon, tant mieux, entretenez-vous dans ce sentiment-là, il pourra trouver sa place.

 

Silvia.

Vous êtes bien modeste de vous en contenter ; mais je vous quitte, il faut qu’on ait oublié d’avertir votre beau-père, car assurément il serait venu, et j’y vais.

 

Arlequin.

Dites-lui que je l’attends avec affection.

 

Silviaà part.

Que le sort est bizarre ! Aucun de ces deux hommes n’est à sa place.

 

 

Extrait du corrigé :

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, dit Marivaux : journaliste, auteur dramatique et romancier français né le 4 février 1688 à Paris où il est mort, presque oublié, le 12 février 1763.

Marivaux est surtout connu pour ses pièces de théâtre. Il a toutefois écrit deux romans très connus et restés inachevés : Le Paysan parvenu et La Vie de Marianne.

 

Le Jeu de l’amour et du hasard est une comédie en trois actes et en prose de Marivaux, représentée pour la première fois le 23 janvier 1730 par les comédiens italiens à l’hôtel de Bourgogne.

M. Orgon, le père de Sylvia, souhaite que sa fille épouse Dorante, le fils de son ami. Silvia obtient de son père l'autorisation d'observer, sous le déguisement de sa servante (Lisette), Dorante. Mais elle ignore que ce dernier a eu la même idée qu'elle.

 

Acte I, scène 7 :

Personnages en présence :

Dorante

Silvia

Arlequin > valet de Dorante

 

I- L’arrivée du soi-disant fiancé 

            A- Le changement d’habit > rôles endossés