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SUJET : Zola, Thérèse Raquin, chapitre 11 - Alors Laurent se leva et prit Camille à bras-le-corps... | Commentaires composés | Zola | roman

Commentaires composés | Zola | roman

Zola, Thérèse Raquin, chapitre 11 - Alors Laurent se leva et prit Camille à bras-le-corps...

Zola, Thérèse Raquin - Alors Laurent se leva et prit Camille à bras-le-corps…

 

Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. Il ne comprit pas ; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes.

« Thérèse ! Thérèse ! » appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante.

La jeune femme regardait, se tenant des deux mains à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux ; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette.

« Thérèse ! Thérèse ! » appela de nouveau le malheureux qui râlait.

À ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte.

Laurent secouait toujours Camille, en le serrant d’une main à la gorge. Il finit par l’arracher de la barque à l’aide de son autre main. Il le tenait en l’air, ainsi qu’un enfant, au bout de ses bras vigoureux. Comme il penchait la tête, découvrant le cou, sa victime, folle de rage et d’épouvante, se tordit, avança les dents et les enfonça dans ce cou. Et lorsque le meurtrier, retenant un cri de souffrance, lança brusquement le commis à la rivière, les dents de celui-ci lui emportèrent un morceau de chair.

Camille tomba en poussant un hurlement. Il revint deux ou trois fois sur l’eau, jetant des cris de plus en plus sourds.

Laurent ne perdit pas une seconde. Il releva le collet de son paletot pour cacher sa blessure. Puis, il saisit entre ses bras Thérèse évanouie, fit chavirer le canot d’un coup de pied, et se laissa tomber dans la Seine en tenant sa maîtresse. Il la soutint sur l’eau, appelant au secours d’une voix lamentable.

 

Extrait du corrigé :

Émile Zola (1840-1902) : journaliste, écrivain, considéré comme le chef de file du naturalisme et auteur du fameux cycle des Rougon-Macquart, Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Grand projet regroupant vingt romans, « Les Rougon-Macquart personnifieront l’époque, l’Empire lui-même ».

 

Thérèse Raquin est le 3e roman de Zola.

Roman naturaliste de 1867, qui fait scandale à l'époque.

Roman qui raconte le meurtre d’un personnage, Camille, et les remords qui hanteront les coupables.

 

Cet extrait décrit le meurtre du mari de Thérèse Raquin.

 

I- Une scène violente

            A- Une scène pour rire ?

• L’extrait à étudier commence directement : on assiste au meurtre de Camille.

Phrases au passé simple.

Cf. « se leva » ; « prit » ; « éclata de rire »… > rapidité des actions.

« à bras le corps » > force, vigueur de Laurent (vs. Camille).

• « prit Camille à bras-le-corps. » / « éclata de rire » ; « tu me chatouilles » » ; « pas de ces plaisanteries-là »  => montrez que Camille n’est pas conscient de ce qui se passe.

Cf. « Voyons, finis : tu vas me faire tomber. » > innocence de Camille. Le commis n’imagine pas la volonté de Laurent.