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SUJET : Eugène Labiche, Embrassons-nous Folleville, scènes I et II | Commentaires composés | Labiche | Théâtre

Commentaires composés | Labiche | Théâtre

Eugène Labiche, Embrassons-nous Folleville, scènes I et II

 Eugène Labiche, Embrassons-nous Folleville, scènes I et II

 

Le théâtre représente un salon Louis XV. — À droite, premier plan, une porte ; au troisième plan, une croisée. — À gauche, deuxième plan, une porte. — Au fond, une cheminée ; de chaque côté de la cheminée, une porte ; celle de droite est celle qui conduit au dehors. Sur la cheminée deux vases de porcelaine ; sur une console, à gauche, autre vase en porcelaine avec des fleurs. Chaises, fauteuils, etc.

 

FOLLEVILLEseul, à la cantonade

Prévenez M. le marquis de Manicamp que le chevalier de Folleville l’attend au salon. (Descendant la scène.) Allons, c’est décidé, il faut que j’en finisse aujourd’hui. Comprend-on ce Manicamp ?… se prendre tout à coup d’une belle passion pour moi à propos de je ne sais quelle aventure de chasse et vouloir à toute force me faire épouser sa fille. Tous les matins, j’entre ici avec la ferme résolution de rompre… mais, dès que Manicamp m’aperçoit… il m’ouvre les bras, me caresse, m’embrasse en m’appelant son cher Folleville… son bon Folleville … le moyen de dire à un père aussi souriant : "Votre fille n’est pas mon fait, cherchez un autre gendre…" Alors j’hésite, je remets au lendemain, les jours se passent, et, si ça continue, je me trouverai marié sans m’en apercevoir…Ce n’est pas que mademoiselle Berthe de Manicamp soit plus mal qu’une autre… Au contraire, elle est jolie, spirituelle, riche… oui, mais elle a un défaut, elle est petite… oh ! mais petite !… tandis que ma cousine Aloïse !… une cousine de cinq pieds quatre pouces !…

Air de la Colonne

Sa taille svelte, élancée et bien prise

À sur mon cœur des charmes tout-puissants,

J’ai constaté d’ailleurs, avec surprise,

Qu’elle grandit encore tous les ans,

Elle grandit encore tous les ans.

Plus je la vois qui s’élève et progresse,

Plus mon amour va pour elle en croissant,

À ce jeu-là, je ne sais pas vraiment

Où doit s’arrêter ma tendresse.

D’ailleurs, notre mariage est arrêté depuis longtemps entre les deux familles… Ma foi ! j’en suis fâché pour mademoiselle Berthe, mais je vais déclarer tout net à Manicamp…

 

Scène II

FOLLEVILLE, MANICAMP

MANICAMP, dans la coulisse.

Où est-il ? où est-il ? (Paraissant.) Ah ! vous voilà ! mon cher Folleville !… mon bon Folleville !

FOLLEVILLEà part.

Voilà que ça commence.

 

MANICAMP.

Embrassons-nous, Folleville !

 

FOLLEVILLE.

Avec plaisir, Manicamp.

 

Ils s’embrassent.

 

MANICAMP.

Ne m’appelez pas Manicamp… ça me désoblige… appelez-moi beau-père…

 

FOLLEVILLE.

C’est que je suis venu pour causer avec vous… sérieusement.

 

MANICAMP.

Parlez… je vous écoute… mon gendre…

 

FOLLEVILLE, à part, mécontent.

Son gendre ! (Haut.) Croyez, marquis, que c’est après avoir mûrement réfléchi…

 

MANICAMP, avec attendrissement.

Ce bon Folleville !… ce cher Folleville ! Embrassons-nous, Folleville!

 

Extrait du corrigé :

Eugène Labiche : dramaturge français du XIXe siècle, auteur de célèbres vaudevilles.

 

Embrassons-nous, FOLLEVILLE ! : comédie-vaudeville écrite en 1850.

Le marquis de MANICAMP, homme enthousiaste et expansif, s’est mis en tête de marier sa fille Berthe au timide FOLLEVILLE. Or ce dernier est engagé avec sa cousine Aloïse.

 

Scènes 1 et 2 : scènes d’exposition => permettent au spectateur de comprendre les enjeux de la pièce.

 

 

I- Deux scènes d’exposition

            A- Où ?

• Le texte commence par des indications scéniques très précises (> sont destinées au metteur en scène ou au lecteur qui a choisi de lire la pièce plutôt que de la voir représentée).

Le spectateur quant à lui ne va pas lire les didascalies mais il va les voir sur scène.