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SUJET : Voltaire, Poème sur le désastre de Lisbonne, Philosophes trompés qui criez... | Commentaires composés | Voltaire | Poésie

Commentaires composés | Voltaire | Poésie

Voltaire, Poème sur le désastre de Lisbonne, Philosophes trompés qui criez...

  Philosophes trompés qui criez : " Tout est bien " ;
        Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
        Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses.
        Ces femmes, ces enfants l'un sur l'autre entassés
05     Sous ces marbres rompus ces membres dispersés :
        Cent mille infortunés que la terre dévore,
        Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
        Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
        Dans l'horreur des tourments leurs lamentables jours !
10    Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
        Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
        Direz-vous : " C'est l'effet des éternelles lois
        Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix " ?
        Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
15     Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes " ?
        Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
        Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
        Lisbonne, qui n'est plus, eut-elle plus de vices
        Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?
20     Lisbonne est abîmée, et l'on danse à Paris.
        Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
        De vos frères mourants contemplant les naufrages,
        Vous recherchez en paix les causes des orages :
        Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
25    Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.