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SUJET : Stendhal, Le Rouge et le Noir, partie I, chapitre 6 – Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles… | Commentaires composés | Stendhal | roman

Commentaires composés | Stendhal | roman

Stendhal, Le Rouge et le Noir, partie I, chapitre 6 – Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles…

Stendhal, Le Rouge et le Noir, partie I, chapitre 6 – Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles

 

Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles quand elle était loin des regards des hommes, Mme de Rênal sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d'entrée la figure d'un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de pleurer. Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.

Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l'esprit un peu romanesque de Mme de Rênal eut d'abord l'idée que ce pouvait être une jeune fille déguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d'entrée, et qui évidemment n'osait pas lever la main jusqu'à la sonnerie. Mme de Rênal s'approcha, distraite un instant de l'amer chagrin que lui donnait l'arrivée du précepteur. Julien, tourné vers la porte, ne la voyait pas s'avancer. Il tressaillit quand une voix douce dit tout près de son oreille :

« Que voulez-vous ici, mon enfant ? »

Julien se tourna vivement, et frappé du regard si rempli de grâce de Mme de Rênal, il oublia une partie de sa timidité. Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout, même ce qu'il venait faire. Mme de Rênal avait répété sa question.

« Je viens pour être précepteur, madame », lui dit-il enfin, tout honteux de ses larmes qu'il essuyait de son mieux.

Mme de Rênal resta interdite, ils étaient fort près l'un de l'autre à se regarder. Julien n'avait jamais vu un être aussi bien vêtu et surtout une femme avec un teint si éblouissant, lui parler d'un air doux. Mme de Rênal regardait les grosses larmes, qui s'étaient arrêtées sur les joues si pâles d'abord et maintenant si roses de ce jeune paysan. Bientôt elle se mit à rire, avec toute la gaieté folle d'une jeune fille.

 

 

 

Extrait du corrigé

Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et est mort le 23 mars 1842 à Paris. Il a participé aux guerres de la Révolution et de l'Empire comme officier de dragons et comme intendant militaire.

Romancier réputé pour la finesse d'analyse des sentiments de ses personnages, Stendhal est l’auteur de Lucien Leuwen, La Chartreuse de Parme, du Rouge et le Noir

 

Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique de 1830 : roman composé de deux parties : la première retrace le parcours provincial de Julien Sorel, son entrée chez les Rênal, et la montée de ses ambitions au séminaire, et la seconde la vie du héros à Paris comme secrétaire de M. de La Mole et son déchirement entre ambitions et sentiments.

Roman centré sur Julien Sorel. Grande attention portée à la psychologie des personnages (Julien Sorel, Mme de Rênal, Mathilde...).

 

Première rencontre entre Mme de Rênal et le jeune Julien Sorel => moment très important dans le roman.

 

I-  Une rencontre 

            A- Le rôle des regards

• Cette rencontre est avant tout une rencontre visuelle, importance des regards.

Cf. le nombre de verbes appartenant au lexical de la vue. Ex : « aperçut » ; « ne la voyait pas » ; « à se regarder » ; « n’avait jamais vu » ; « regardait ».

Cf. aussi « loin des regards » ; « frappé du regard »…