fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Corneille, Le Cid, acte I, scène 6 | Commentaires composés

Commande Suspendue
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

Fiche
Méthodologie
Méthodologie
Oral
Retour
liste
Commentaires composés

Corneille, Le Cid, acte I, scène 6

 DON DIÈGUE

Rodrigue, as-tu du cœur ?

DON RODRIGUE
Tout autre que mon père
L’éprouverait sur l’heure.

DON DIÈGUE
Agréable colère !
Digne ressentiment à ma douleur bien doux !
Je reconnais mon sang à ce noble courroux ;
Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.
Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ;
Viens me venger.

DON RODRIGUE
De quoi ?

DON DIÈGUE
D’un affront si cruel,
Qu’à l’honneur de tous deux il porte un coup mortel :
D’un soufflet. L’insolent en eût perdu la vie ;
Mais mon âge a trompé ma généreuse envie ;
Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.
Va contre un arrogant éprouver ton courage :
Ce n’est que dans le sang qu’on lave un tel outrage ;
Meurs ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter,
Je te donne à combattre un homme à redouter ;
Je l’ai vu, tout couvert de sang et de poussière,
Porter partout l’effroi dans une armée entière.
J’ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ;
Et pour t’en dire encor quelque chose de plus,
Plus que brave soldat, plus que grand capitaine,
C’est…

DON RODRIGUE
De grâce, achevez.

DON DIÈGUE
Le père de Chimène.

DON RODRIGUE
Le…

DON DIÈGUE
Ne réplique point, je connais ton amour,
Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour ;
Plus l’offenseur est cher, et plus grande est l’offense.
Enfin tu sais l’affront, et tu tiens la vengeance :
Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi ;
Montre-toi digne fils d’un père tel que moi.
Accablé des malheurs où le destin me range,
Je vais les déplorer. Va, cours, vole, et nous venge.

 

Extrait du corrigé :

Le Cid est une tragi-comédie en vers de Pierre Corneille, représentée pour la première fois en décembre 1636 ou en janvier 1637 par la troupe du Marais.

Pièce qui a un grand succès mais qui suscite de très vives réactions négatives. Cf. La « Querelle du Cid ».

 

 Scène fameuse où le père de Rodrigue demande à son fils de le venger.