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SUJET : Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. | Dissertations | Théâtre

Dissertations | Théâtre

Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie.

 

 Extrait du corrigé :

 

 

II- Une destinée tragique

La mort est-elle nécessaire dans une tragédie ? Par les mots, l’art du discours, le tragédien peut inventer et raconter des actions terribles qui inspirent terreur et pitié au spectateur, sans pour autant représenter la mort sur scène, en la racontant.

            A- Des personnages entiers

• Chez Racine, les personnages sont entiers.

Ex : Phèdre.

> est déchirée entre se taire, taire sa passion (ce qui lui est impossible. Cf. l’aveu à Hyppolite : parle de Thésée = Hyppolite) et avouer (=> conséquences funestes).

• Amour sincère et fort

« Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue, / Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue. » (vers 273-274) ; « Oui, Prince, je languis, je brûle pour Thésée » Phèdre (vers 634).

+ Grande jalousie => qui conduira à la mort de l’être aimé (et à la sienne). Jalousie, passion déchirante. Évoquez acte IV, scène 6 : ce sentiment extrême de la jalousie (« craintes », «transports », « fureurs », « feux », « remords ») lui donnes des idées de meurtres (champ lexical du meurtre: « crimes » (1269), « homicides » (1271), « sang » (1272)).       

• Personnage coupable (responsable de la mort de plusieurs personnages ; amour incestueux…) mais être déchirée, victime de son destin : personnage ambigu, soumis aux affres d'un amour dévastateur => Sorte de folie qui s’empare de de Phèdre : prépare des stratagèmes, imagine de nombreuses ruses pour arriver à ses fins et se jouer d'autrui comme de soi-même, jusqu'à la mort.

+ Personnage coupable : sentiments incestueux.

=> Phèdre ira jusqu’au bout, poussée par ses sentiments.

Le tempérament jusqu’au-boutiste des personnages les conduit à leur perte. Fatalité tragique de leur tempérament entier.

 

            B- La fatalité

• Le tragique naît surtout du sentiment que ressent le héros de n’être pas libre => force supérieure qui se joue de lui, n’est pas le maître de son destin.

Ex : Phèdre > Phèdre est victime de Vénus => pour les héros de tragédie, le combat est perdu d’avance car ne sont pas maîtres de leur sort.