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SUJET : Stendhal, Lucien Leuwen, chapitre 4. | Commentaires composés | Stendhal

Commentaires composés | Stendhal

Stendhal, Lucien Leuwen, chapitre 4.
Lucien leva les yeux et vit une grande maison, moins mesquine que celles devant lesquelles le régiment avait passé jusque là...

 Lucien leva les yeux et vit une grande maison, moins mesquine que celles devant lesquelles le régiment avait passé jusque là ; au milieu d'un grand mur blanc, il y avait une persienne peinte en vert perroquet. « Quel choix de couleurs voyantes ont ces marauds de provinciaux ! »

Lucien se complaisait dans cette idée peu polie lorsqu'il vit la persienne vert perroquet s'entr'ouvrir un peu ; c'était une jeune femme blonde qui avait des cheveux magnifiques et l'air dédaigneux : elle venait voir défiler le régiment. Toutes les idées tristes de Lucien s'envolèrent à l'aspect de cette jolie figure ; son âme en fut ranimée. Les murs écorchés et sales des maison de Nancy, la boue noire, l'esprit envieux et jaloux de ses camarades, les duels nécessaires, les méchant pavé sur lequel glissait la rosse qu'on lui avait donné, peut-être exprès, tout disparut. Un embarras sous une voûte, au bout de la rue, avait forcé le régiment à s'arrêter. La jeune femme ferma sa croisée et regarda, à demi cachée par le rideau de mousseline brodé de sa fenêtre. Elle pouvait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Lucien trouva dans ses yeux une expression singulière ; était-ce de l'irone, de la haine, ou tout simplement de la jeunesse et une certaine disposition à s'amuser de tout?

Le second escadron, dont Lucien faisait partie, se remit en mouvement tout à coup ; Lucien, les yeux fixés sur la fenêtre vert perroquet, donna un coup d'éperon à son cheval, qui glissa, tomba, et le jeta par terre.

 

Extrait du corrigé :

Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et est mort le 23 mars 1842 à Paris. Il a participé aux guerres de la Révolution et de l'Empire comme officier de dragons et comme intendant militaire.

Romancier réputé pour la finesse d'analyse des sentiments de ses personnages, Stendhal est l’auteur de Lucien LeuwenLa Chartreuse de Parme, du Rouge et le Noir

 

Lucien Leuwen (1834) : deuxième grand roman de Stendhal racontant l’histoire d’un jeune polytechnicien, Lucien Leuwen, chassé de son école car il est soupçonné d’être un saint-simonien. Il part pour Nancy et y rencontre madame de Chasteller, jeune et charmante veuve dont il tombe amoureux.

À travers ce roman, écrit après le Rouge et le Noir, Stendhal peint le désenchantement de la carrière militaire vingt ans après l'épopée napoléonienne.

 

Moment important du roman de Stendhal > première rencontre entre le héros éponyme, Lucien, et la jeune et charmante veuve qu'il aimera, Madame de Chasteller.

Mais la rencontre n’est pas celle espérée dans un roman, pas une rencontre héroïque : chute de cheval du jeune homme !

 

I- Un héros irrité 

            A- Le mépris de Lucien

• Lucien est un militaire. Cf. « le régiment » ; « le régiment » ; « Le second escadron, dont Lucien faisait partie ».

• Arrive dans cette ville avec des opinions assez préjugés => ironie de Stendhal (l’auteur fait ressentir les opinions préconçues de son héros).

Cf. « « Quel choix de couleurs voyantes ont ces marauds de provinciaux ! » » > dialogue intérieur du jeune homme. Ironie un peu méprisante du jeune soldat : exclamation + critique : cf. l’adjectif « voyantes ». « Ces marauds de provinciaux » => « ces » : articles démonstratifs qui a une valeur péjorative + « marauds » et « provinciaux » > mépris.