fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Voltaire, Micromégas, chapitre 4 - Après s’être reposés quelque temps, ils mangèrent à leur déjeuner deux montagnes... | Commentaires composés | Voltaire | Conte philosophique

Commentaires composés | Voltaire | Conte philosophique

Voltaire, Micromégas, chapitre 4 - Après s’être reposés quelque temps, ils mangèrent à leur déjeuner deux montagnes...

Voltaire, Micromégas, chapitre 4.

 

Après s'être reposés quelque temps, ils mangèrent à leur déjeuner deux montagnes que leurs gens leur apprêtèrent assez proprement. Ensuite ils voulurent reconnaître le petit pays où ils étaient. Ils allèrent d'abord du nord au sud. Les pas ordinaires du Sirien et de ses gens étaient d'environ trente mille pieds de roi; le nain de Saturne suivait de loin en haletant; or il fallait qu'il fît environ douze pas, quand l'autre faisait une enjambée : figurez-vous (s'il est permis de faire de telles comparaisons) un très petit chien de manchon qui suivrait un capitaine des gardes du roi de Prusse.

    Comme ces étrangers-là vont assez vite, ils eurent fait le tour du globe en trente-six heures; le Soleil, à la vérité, ou plutôt la Terre, fait un pareil voyage en une journée; mais il faut songer qu'on va bien plus à son aise quand on tourne sur son axe que quand on marche sur ses pieds. Les voilà donc revenus d'où ils étaient partis, après avoir vu cette mare, presque imperceptible pour eux, qu'on nomme la Méditerranée, et cet autre petit étang qui, sous le nom du grand Océan, entoure la taupinière. Le nain n'en avait eu jamais qu'à mi-jambe, et à peine l'autre avait-il mouillé son talon. Ils firent tout ce qu'ils purent en allant et en revenant dessus et dessous pour tâcher d'apercevoir si ce globe était habité ou non. Ils se baissèrent, ils se couchèrent, ils tâtèrent partout; mais leurs yeux et leurs mains n'étant point proportionnés aux petits qui rampent ici, ils ne reçurent pas la moindre sensation qui pût leur faire soupçonner que nous et nos confrères les autres habitants de ce globe avons l'honneur d'exister.

 

 

Extrait du corrigé :  

Voltaire, de son vrai nom François Marie Arouet, est né le 21 novembre 169 nb nb4 à Paris, où il est mort le 30 mai 1778. Écrivain et philosophe des Lumières,  il est admis à l'Académie française en 1746.

Micromégas : philosophique de Voltaire paru en 1752, considéré (rétrospectivement) comme une des premières œuvres de science-fiction.

Ce conte décrit la visite de la Terre par un être venu d'une planète de l'étoile Sirius, nommé Micromégas, et de son compagnon le secrétaire de l'Académie de Saturne => œuvre qui, en plus de son côté amusant, souligne la notion philosophique de relativité et contient une critique de la religion.

 

Montrez qu’il s’agit bien d’un conte, mais d’un conte philosophique, d’un apologue.

 

I- Un récit plaisant

=> Micromégas se présente comme un conte, une histoire facile à lire.

            A- Une histoire simple

• Récit qui fait alterner imparfait (temps de la description) et passé simple (temps des actions, actions brèves).

Ex : « ils mangèrent » > action

Ex : « ses gens étaient »… > description

NB : actions simples. Ex « reposés » ; « mangèrent »…