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SUJET : Hugo, Notre-Dame de Paris, I, 5 - C'était une merveilleuse grimace... | Commentaires composés | Hugo | roman

Commentaires composés | Hugo | roman

Hugo, Notre-Dame de Paris, I, 5 - C'était une merveilleuse grimace...

Victor Hugo, Notre-Dame de Paris - C’était une merveilleuse grimace…

 

C’était une merveilleuse grimace, en effet que celle qui rayonnait en ce moment au trou de la rosace. Après toutes les figures pentagones, hexagones et hétéroclites qui s’étaient succédé à cette lucarne sans réaliser cet idéal du grotesque qui s’était construit dans les imaginations exaltées par l’orgie, il ne fallait rien moins, pour enlever les suffrages, que la grimace sublime qui venait d’éblouir l’assemblée. Maître Coppenole lui-même applaudit ; et Clopin Trouillefou, qui avait concouru, et Dieu sait quelle intensité de laideur son visage pouvait atteindre, s’avoua vaincu. Nous ferons de même. Nous n’essaierons pas de donner au lecteur une idée de ce nez tétraèdre, de cette bouche en fer à cheval, de ce petit œil gauche obstrué d’un sourcil roux en broussailles tandis que l’œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue, de ces dents désordonnées, ébréchées çà et là, comme les créneaux d’une forteresse, de cette lèvre calleuse sur laquelle une de ces dents empiétait comme la défense d’un éléphant, de ce menton fourchu, et surtout de la physionomie répandue sur tout cela, de ce mélange de malice, d’étonnement et de tristesse. Qu’on rêve, s’il l’on peut, cet ensemble.

L’acclamation fut unanime. On se précipita vers la chapelle. On en fit sortir en triomphe le bienheureux pape des fous. Mais c’est alors que la surprise et l’admiration furent à leur comble. La grimace était son visage.

Ou plutôt toute sa personne était une grimace. Une grosse tête hérissée de cheveux roux ; entre les deux épaules une bosse énorme dont le contrecoup se faisait sentir par devant ; un système de cuisses et de jambes si étrangement fourvoyées qu’elles ne pouvaient se toucher que par les genoux, et, vues de face, ressemblaient à deux croissants de faucille qui se rejoignent par la poignée, de larges pieds, des mains monstrueuses, et, avec toute cette difformité, je ne sais quelle allure redoutable de vigueur, d’agilité et de courage ; étrange exception à la règle éternelle qui veut que la force, comme la beauté, résulte de l’harmonie. Tel était le pape que les fous venaient de se donner.

On eût dit un géant brisé et mal ressoudé.

 

extrait du corrigé

 

Victor Hugo : écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est l’un des plus grands écrivains français et repose au Panthéon depuis le lundi 1er juin 1885.

            Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

 

Notre-Dame de Paris : roman de Victor Hugo, publié en 1831.

 

Le roman se passe au XVe siècle, à Paris, et a principalement pour cadre la cathédrale Notre-Dame, située au cœur de la capitale, sur l’île de la Cité.

 

Extrait étudié :

La scène se passe à la fin du Moyen Âge. Pour se divertir, le peuple de Paris décide de procéder à l'élection du « pape des fous », un concours de grimaces.

=> 1e rencontre avec l’un des personnages principaux du roman, Quasimodo.

 

I- Une grimace particulièrement remarquée

            A- Une sublime grimace

• Concours de grimaces.

Le personnage réussit très bien l’exercice.

Cf. « C’était une merveilleuse grimace » :

- oxymore :

 « merveilleuse » > adjectif très positif, connotation très méliorative ; presque divin.

vs. « grimace » > acte plus trivial.

• Soulignez le caractère divin de cette grimace.

Cf. « rayonnait » ; « éblouir » > lumière, admiration…

Cf. « la grimace sublime » > oxymore. Juxtaposition de deux termes qui relèvent de domaines opposés.

« grimace » > trivial.

« sublime » > domaine du divin.

Paradoxe.