fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Racine, Britannicus, acte V, scène 5 – Burrhus - Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère... | Commentaires composés | Racine | Théâtre

Commentaires composés | Racine | Théâtre

Racine, Britannicus, acte V, scène 5 – Burrhus - Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère...

Racine, Britannicus, acte V, scène 5 – Burrhus - Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère…

 

BURRHUS

Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère :

A peine l'empereur a vu venir son frère,

Il se lève, il l'embrasse, on se tait, et soudain

César prend le premier une coupe à la main :

«Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,

Ma main de cette coupe épanche les prémices,

Dit-il ; dieux, que j'appelle à cette effusion,

Venez favoriser notre réunion».

Par les mêmes serments Britannicus se lie.

La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie ;

Mais ses lèvres à peine en ont touché les bords,

Le fer ne produit point de si puissants efforts,

Madame : la lumière à ses yeux est ravie ;

Il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie.

Jugez combien ce coup frappe tous les esprits :

La moitié s'épouvante et sort avec des cris ;

Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage

Sur les yeux de César composent leur visage.

Cependant sur son lit il demeure penché,

D'aucun étonnement il ne paraît touché :

«Ce mal dont vous craignez, dit-il, la violence

A souvent, sans péril, attaqué son enfance».

Narcisse veut en vain affecter quelque ennui,

Et sa perfide joie éclate malgré lui.

Pour moi, dût l'empereur, punir ma hardiesse,

D'une odieuse cour j'ai traversé la presse ;

Et j'allais, accablé de cet assassinat,

Pleurer Britannicus, César et tout l'État.

 

 

 Extrait du corrigé :

Racine (1639-1699) : auteur de très célèbres tragédies, comme Andromaque (1667), Bérénice (1670) et Phèdre (1677).

 

Britannicus :

Représentée pour la première fois en 1669, la pièce  est inspirée de l'histoire réelle de Britannicus, fils de l'empereur Claude, de Néron, futur empereur, fils d'Agrippine.

Deuxième grande tragédie de Racine, composée de 1 768 alexandrins.

Britannicus, fils de Claude, est l’héritier légitime du trône. Il aime Juni et est prêt à renoncer au pouvoir.

Néron : fils d’Agrippine qui devient empereur, il cherche à s’émanciper de sa mère. Amoureux de Junie.

 

> Dans cet extrait, Burrhus raconte à Agrippine comment son fils Néron a empoisonné son autre fils, Britannicus. Moment clé du dénouement.

 

 

I- La mort de Britannicus

Au théâtre, à l’époque classique, la bienséance interdit la représentation de la mort sur scène.

> C’est le récit de Burrhus qui raconte la mort de Britannicus.

            A- Récit

• Montrez que Burrhus fait le récit détaillé de ce qui s’est passé : pour Agrippine, mais aussi pour le spectateur.

- Il utilise le présent.

Ex : « La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie » ; « La moitié s'épouvante et sort avec des cris »…

Ex : « César prend » ;  « mais il tombe » ; « il demeure »