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SUJET : Barbey d’Aurevilly, Une histoire sans nom - Mais Lasthénie, écrasée par toutes les abominations de cette nuit... | Commentaires composés | Barbey d'Aurévilly | roman

Commentaires composés | Barbey d'Aurévilly | roman

Barbey d’Aurevilly, Une histoire sans nom - Mais Lasthénie, écrasée par toutes les abominations de cette nuit...

 

            Barbey d’Aurevilly, Une histoire sans nom, Mais Lasthénie, écrasée par toutes les abominations de cette nuit...

 

Mais Lasthénie, écrasée par toutes les abominations de cette nuit, au lieu de répondre à sa mère, la regardait avec des yeux grands et vides qui semblaient morts...
    Et ils sont restés morts, ces yeux si beaux, couleur des saules, et depuis on ne les revit jamais plus briller, même dans les larmes, dont ils ont versé des torrents ! Mme de Ferjol ne tira jamais rien de sa fille, ni cette nuit, ni plus tard, et ce fut de cette nuit funeste qu’elles entrèrent toutes deux, la mère et la fille, dans cette vie infernale dont elles ont vécu, les infortunées ! et à laquelle il n’y a rien de comparable dans les situations tragiques et pathétiques des plus sombres histoires. Ce fut vraiment là une histoire sans nom ! un drame étouffant et étouffé entre ces deux femmes du même sang, qui s’aimaient pourtant - qui ne s’étaient jamais quittées, - qui avaient toujours vécu dans le même espace, - mais dont l’une n’avait jamais été mère, ni l’autre fille, par la confiance et par l’abandon... Ah ! elles payaient cher maintenant la réserve et la concentration réciproques dans lesquelles elles avaient vécu. Et durent-elles s’en repentir ! Ce fut un drame profond, d’âme à âme, prolongé, mystérieux et dont il fallut épaissir le mystère, même aux yeux d’Agathe, qui ne pouvait pas connaître cette ignominie d’une grossesse que Mme de Ferjol, bien plus que Lasthénie, aurait voulu engloutir sous terre ; car Lasthénie, à ce moment-là, ne croyait pas à sa grossesse. Dans la nouveauté de ses sensations, elle croyait à une maladie inconnue, aux symptômes trompeurs, et à une erreur monstrueuse de sa mère. Elle se révoltait contre cette erreur... Elle se débattait douloureusement sous l’insulte de sa mère... Elle ne courbait pas la tête sous le déshonorant soufflet de ses reproches. Elle avait l’entêtement sublime de l’innocence... Et parce qu’elle ne ressemblait pas à cette mère passionnée, despotique et fougueuse, qui aurait rugi, comme une lionne, si elle eût été à la place de Lasthénie : « Comme vous vous repentirez un jour de m’avoir fait tant souffrir, ma mère ! » lui disait-elle avec la douceur d’un agneau qui se laisse égorger.

 

Extrait du corrigé :

Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889) est un romancier, d’origine aristocratique et normande > surnommé le « Connétable des lettres ».

Une histoire sans nom est un roman paru en 1882, qui se situe dans la Normandie natale de l’auteur.

Mme la baronne de Ferjol, une veuve très pieuse, a accueilli pendant la semaine sainte, un prêtre, un religieux capucin. Mais après le départ de ce dernier, elle découvre que sa fille, Lasthénie, est enceinte (> elle a été abusée par le capucin qui a profité du somnambulisme de la jeune femme).

=> Dans cet extrait, on voit le drame qui s’est engouffré dans la vie, dans l’âme de Lasthénie, ainsi que sa passivité, et la mort qui guette.

 

I- Le drame

La mère a compris que sa fille était enceinte > d’un prête qui a pris la fuite. Scandale moral pour cette mère. Drame. Mais Lasthénie ne réagit pas comme sa mère.

            A- Un drame qui s’est abattu sur les épaules d’une jeune fille

• Montrez la passivité de Lasthénie.

Cf. « Lasthénie, écrasée par toutes les abominations de cette nuit ». Passivité. « abominations » > terme très fort. « écrasée » : violence du terme. Lasthénie n’a pas la force de réagir.

Cf. « Mme de Ferjol ne tira jamais rien de sa fille »

Cf. « se débattait douloureusement sous l’insulte de sa mère »

> Lasthénie subit.